le réalisme sentimental (1880 - 1893)

les années 20

 
 

le symbolisme (1894 - 1899)

les années 30

 
 

l'intimisme (1900-1914)

la postérité

 

Gerberoy

Sur les toits, Gerberoy

Les Piliers, Gerberoy

Vieille rue au crépuscule, Gerberoy

Les Baraques, Gerberoy

 

GERBEROY

 

A son retour en France en 1900, Le Sidaner cherche à s’établir définitivement dans une maison à la campagne avec un jardin. Il s’en ouvre à Auguste Rodin qui lui conseille le Beauvaisis. C’est ainsi qu’il découvre la petite ville de Gerberoy.

On a bataillé pendant tout le moyen âge et les guerres de religions dans cette ancienne ville fortifiée du pays de Bray, jusqu’à ce que la citadelle finisse par être complètement rasée. Quand Le Sidaner y vient pour la première fois, il découvre un petit village endormi. Immédiatement séduit, il achète une maison dont le verger court sur les ruines ensevelies de l’ancien château. Peu à peu, il modèle bâtisse et jardin selon ses goûts en créant une suite de jardins monochromes désormais célèbre.

Il imprime par la suite, son image à tout le village, en lui redonnant vie, en participant à sa restauration, et surtout en florissant les maisons. À tel point qu’en 1938, le Touring Club de France décerne à Gerberoy le prix du village le plus coquet.

Aujourd’hui, la petite ville de Gerberoy, vivant témoignage de l'amour de l'artiste pour les fleurs et les veilles pierres, pérennise sa mémoire et sert sa reconnaissance. Les toiles qu’il y a peint restent les plus recherchées des collectionneurs. Le 15 juin de chaque année, on continue d'y célébrer la fête des roses parmi les ruelles et les jardins chatoyant de pétales rouges et blancs. Chaque week-end, les touristes au long de leurs promenades, peuvent apprécier le charme de Gerberoy et qui sait, peut-être goûter un peu de l'esprit d'autrefois.

« Je songerai sans doute encore le dernier jour où je disparaîtrai, à la plus humble demeure de Gerberoy, où les doigts malhabiles viennent accrocher sur les volets de la fenêtre l'unique tige fleurie qu'une grappe de roses aura alourdie et qui, peut-être, apportera avec elle, comme en un mystère, l'éveil de la grâce que toute la nature contient en son éblouissement. » (Henri Le Sidaner)