le réalisme sentimental (1880 - 1893)

les années 20

 
 

le symbolisme (1894 - 1899)

les années 30

 
 

l'intimisme (1900-1914)

la postérité

 

Gerberoy

La Maison. Fenêtres éclairées

L'Escalier, Gerberoy

Crépuscule dans le jardin, Gerberoy

Le Banc, Gerberoy

 

L'INTIMISME

Quand Le Sidaner revient en France, sa notoriété est acquise. Fort d’un contrat d’exclusivité avec Georges Petit qui tient la première galerie de Paris, il ne tarde pas à devenir une des vedettes du Salon de la Nationale et à être invité dans toutes les manifestations internationales.

Son art s’est épanoui au contact de Bruges. L’adoption de la perspective classique lui permet de mieux mettre en valeur l'architecture des ruelles et des canaux dans lesquels viennent miroiter maisons et jardins. Les figures qu’il tente un temps d’inclure dans ses décors disparaissent progressivement. L’artiste a enfin trouvé sa voie. Il va pouvoir travailler à rendre la poésie des sites d'autrefois, thème bientôt essentiel de son œuvre.

Henri Le Sidaner n’est certes pas un paysagiste traditionnel. Son goût des harmonies sourdes, des atmosphères tendres et silencieuses, la justesse de ses valeurs et de ses harmonies, nous font partager un sentiment intime, une vision sentimentale des êtres et de la nature. Les œuvres que l’artiste rapporte de Beauvais, de Chartres, de Venise, de Londres, du Lac Majeur ou simplement de son jardin de Gerberoy paraissent autant de souvenirs d’instants secrets où la nature s’accorde avec le sentiment.

Certaines toiles peintes par Le Sidaner au début du siècle sont parmi les plus belles qu’il ait créé et sans conteste les plus représentatives de l'esprit de la peinture intimiste.

« Il ne nous souvient pas que depuis Cazin ou Maeterlinck, peintre ou écrivain, ai suggéré avec une acuité aussi intense la sensation de paix, du silence et du mystère. » (Roger Marx)