le réalisme sentimental (1880 - 1893)

les années 20

 
 

le symbolisme (1894 - 1899)

les années 30

 
 

l'intimisme (1900-1914)

la postérité

 

Gerberoy

Les Pots de fleurs, Gerberoy

La Table dans la verdure, Gerberoy

La Porte dans les feuilles, Gerberoy

Les Maisons du port. Villefranche-sur-mer


LA POSTÉRITÉ

 

« Mon père est mort en juillet 1939, six semaines environ avant que commence la dernière grande guerre, écrit Louis Le Sidaner. La vie artistique durant plusieurs années s'est trouvée arrêtée en Europe. Lorsque la France envahie a été libérée par les armées alliées... l'oubli était un peu venu. »

Bon nombre de critiques de l'après-guerre porteront des jugements sommaires sur l'œuvre de Le Sidaner, comme sur celles des autres peintres intimistes. Selon eux, leur travail emprunterait simplement au divisionnisme de Seurat et en déformant l'esprit par leur académisme.

La manière de Le Sidaner, artiste si jaloux de son indépendance, si rétif aux influences extérieures, est en vérité bien éloignée du néo-impressionnisme. Si son travail n'a pas le caractère novateur d'autres œuvres contemporaines ni ne témoigne avec acuité de la réalité de son époque, si l'esprit qui l'anime est sans postérité apparente dans l'histoire de la peinture, il n'en demeure pas moins vrai qu'au sein de telle ou telle exposition, une toile de Le Sidaner, avec le bel équilibre de ses harmonies, ressort extraordinairement et immanquablement à coté d'autres peintres de son temps.

Aujourd’hui, grâce aux nombreux musées à travers le monde qui ont continués à le présenter à des places d’honneur, grâce aux expositions qui lui sont offertes ici et là, grâce surtout au soutient du public et à la passion de collectionneurs souvent anglo-saxon, l’artiste a retrouvé une notoriété et une valeur marchande digne de son talent.

« Henri Le Sidaner, vous avez une œuvre qui ne mourra jamais, car, quelle que soit l’évolution des mœurs, il y aura toujours des êtres qui auront la nostalgie de la tendresse. » (Albert Acrement)