le réalisme sentimental (1880 - 1893)

les années 20

 
 

le symbolisme (1894 - 1899)

les années 30

 
 

l'intimisme (1900-1914)

la postérité

 

Gerberoy

L'Eglise Saint-Michel, Etaples

Sur les dunes, Etaples

La Promenade des orphelines, Berk

La Bénédiction de la mer, Etaples


LE RÉALISME SENTIMENTAL (1880-1893)

Henri Le Sidaner est né le 7 août 1862 à Port-Louis (Ile Maurice). Originaire de Saint-Malo son père est capitaine au long cours. En 1870, La famille Le Sidaner retourne ensuite en France et s'installe à Dunkerque. Henri ne reverra jamais l’Ile Maurice. De cette terre de son enfance il gardera toujours un souvenir émerveillé.

Le jeune garçon montre tant de dons en dessin que ses parents consentent à son départ pour Paris, à l'âge de 18 ans. Après quelques temps passés à l’Ecole des beaux-arts dans l’atelier d’Alexandre Cabanel, Henri Le Sidaner décide de repartir s’installer dans le Nord. Le petit port d’Etaples devient pour 9 ans le lieu de sa retraite,  « Je sentais que j'étais comme empoisonné sans m'en rendre exactement compte et je suis parti faire une cure d'air et de nature. »

Le travail du jeune artiste se développe à l'écart des mouvements de l'art contemporain. Il ne se laisse guère influencer ni par les recherches de Seurat sur la division des tons, ni par cette nouvelle école menée par Gauguin, en quête d’une synthèse des formes et des couleurs. Dans un style proche du réalisme sentimental alors en vogue, écartant l’anecdote ou l’étude de caractère il peint d'humbles jeunes gens dans le décor des dunes du Nord. Le sujet de ses toiles est simplement cette douce mélancolie qui sera présente dans toute son œuvre.

« Cette première série de tableaux de figures montrait chez Le Sidaner une propension à une sorte de réalisme mêlé de mysticité confuse et de mélancolie, l’apparentant quelques peu à Bastien Lepage, à Duez, à Dagnan, mais avec une note déjà personnelle. Cimetières, orphelines, scènes pieuses, vie et mort des humbles : Décidément le Nord n’inspirait rien que de grave à cet artiste de trente ans dont l’existence avait débuté dans le soleil d’une île paradisiaque. » (Camille Mauclair)